Augmentation mammaire naturelle : comment choisir ses implants ?
- Docteur Romuald Taraquois

- 12 août
- 5 min de lecture

Lorsqu’une patiente envisage une augmentation mammaire, la discussion commence souvent par une question de volume : 250 cc, 300 cc, 350 cc…
Pourtant, le nombre de cc ne suffit pas à définir un implant ni à prédire le résultat.
Deux implants de même volume peuvent avoir des dimensions très différentes. Et un même implant peut donner un résultat différent selon la largeur du thorax, la poitrine existante, l’épaisseur des tissus et la qualité de la peau.
Pour obtenir un résultat naturel, le choix des implants mammaires doit donc être avant tout anatomique et personnalisé.
La largeur des implants mammaires est essentielle
L’un des paramètres les plus importants est la largeur de la base du sein.
Un implant trop large par rapport à la poitrine risque de dépasser les limites anatomiques souhaitables et de produire un résultat moins harmonieux.
À l’inverse, un implant trop étroit peut ne pas correspondre aux proportions recherchées.
C’est notamment pour cette raison que les fabricants proposent différents profils ou projections d’implants.
Profil modéré ou profil haut : attention aux idées reçues
On lit souvent sur internet et sur les forums qu’un profil modéré donnerait nécessairement un résultat naturel, tandis qu’un profil haut produirait une poitrine ronde et très projetée.
Cette interprétation est trop simpliste.
Le profil permet surtout de jouer sur la relation entre le volume, la largeur de l’implant et sa projection vers l’avant.
Prenons l’exemple d’une patiente ayant un thorax relativement étroit et souhaitant un certain volume.
Si l’implant correspondant à ce volume est trop large dans un profil donné, une projection plus importante peut permettre d’obtenir un volume similaire avec une base plus étroite et donc mieux adaptée à sa poitrine.
Le choix du profil sert ainsi avant tout à adapter correctement les dimensions de l’implant à l’anatomie de la patiente.
Un profil haut n’implique donc pas automatiquement un résultat artificiel. De même, un profil modéré ne garantit pas à lui seul un résultat naturel.
Implant rond ou anatomique ?
Les implants anatomiques, parfois appelés implants « en goutte d’eau », présentent une particularité importante : leur orientation doit rester stable dans la poitrine.
Lorsqu’un implant anatomique tourne dans sa loge, sa partie la plus projetée change de position. Cela peut modifier la forme du sein et, lorsque cette rotation est importante, nécessiter une correction.
C’est notamment pour cette raison que les implants anatomiques sont aujourd’hui moins utilisés dans de nombreuses pratiques de chirurgie mammaire esthétique.
Les implants ronds modernes permettent, lorsqu’ils sont correctement choisis et positionnés, d’obtenir des résultats très naturels.
Ils présentent également un avantage évident : s’ils tournent autour de leur axe, leur forme symétrique évite le changement de forme qui peut survenir avec un implant anatomique.
Pour ces raisons, je privilégie généralement les implants ronds lorsque l’anatomie et les attentes de la patiente le permettent.
Devant ou derrière le muscle ?
La position de l’implant constitue un autre choix important.
Dans ma pratique, je privilégie fréquemment une position sous le muscle pectoral, lorsque l’anatomie de la patiente s’y prête.
La couverture musculaire permet notamment de mieux dissimuler les contours de l’implant et certaines de ses irrégularités, particulièrement chez les patientes minces qui disposent de peu de tissu mammaire.
Elle permet également d’obtenir une transition plus douce dans la partie supérieure de la poitrine, ce qui peut contribuer à un résultat très naturel.
La position sous-musculaire peut par ailleurs être associée, dans certaines situations, à un risque plus faible de contracture capsulaire, communément appelée « coque ».
Le choix doit néanmoins toujours être individualisé en fonction de l’anatomie et des caractéristiques de chaque patiente.
Et le dual plane ?
Le dual plane est une technique dans laquelle l’implant est partiellement couvert par le muscle pectoral, avec une désinsertion variable de sa partie inférieure.
Cette technique peut être utile dans certaines indications, mais elle présente également des limites.
La modification des attaches inférieures du muscle et de la loge de l’implant peut, dans certaines situations, favoriser une migration de l’implant vers le bas.
Lorsque la couverture tissulaire est faible, des ondulations de l’implant — ce que l’on appelle le rippling — peuvent également devenir visibles ou palpables dans la partie inférieure du sein ou du décolleté.
La correction secondaire de certaines de ces situations peut être complexe car l’anatomie musculaire a déjà été modifiée.
C’est pourquoi je ne considère pas le dual plane comme une technique devant être utilisée systématiquement chez toutes les patientes.
Je préfère préserver autant que possible les structures anatomiques lorsque cela permet d’obtenir le résultat recherché.
Comment choisir le bon implant ?
Le choix ne devrait finalement pas commencer par :
« Je veux 350 cc en profil haut. »
La véritable question est plutôt :
« Quelles dimensions d’implant correspondent à mon anatomie et au résultat que je souhaite obtenir ? »
Lors de la consultation, plusieurs éléments sont analysés : la largeur de la poitrine et du thorax, le volume mammaire existant, l’épaisseur et la qualité des tissus, l’élasticité de la peau, les proportions générales de la silhouette et les attentes de la patiente.
Le volume, la largeur et la projection de l’implant sont ensuite choisis ensemble.
C’est cette approche qui permet de rechercher un résultat naturel, proportionné et adapté à chaque patiente, plutôt que de choisir un implant uniquement à partir d’un nombre de cc ou d’informations trouvées sur internet.
Une approche personnalisée de l’augmentation
mammaire à Bruxelles
Au cabinet du Dr Romuald Taraquois à Bruxelles, chaque augmentation mammaire est planifiée individuellement en fonction de l’anatomie et des attentes de la patiente.
Il n’existe pas un implant, un profil ou une technique adaptés à toutes les femmes.
Une consultation personnalisée permet d’examiner les différentes possibilités, mais également d’expliquer leurs avantages, leurs limites et leurs risques en toute transparence.
Le naturel et la sécurité restent au centre de chaque décision chirurgicale.
Chaque patiente est unique et aucun résultat chirurgical ne peut être garanti.
Questions fréquentes
Un profil haut donne-t-il forcément une poitrine très bombée ?
Non. Le profil correspond notamment à la relation entre la largeur et la projection de l’implant. Il permet souvent d’adapter un volume donné aux dimensions de la poitrine.
Les implants anatomiques donnent-ils un résultat plus naturel ?
Pas nécessairement. Les implants ronds modernes peuvent produire des résultats très naturels. Un implant anatomique présente par ailleurs la particularité de pouvoir modifier la forme du sein s’il tourne dans sa loge.
Pourquoi placer un implant sous le muscle ?
Chez certaines patientes, la couverture musculaire permet notamment de mieux dissimuler l’implant et certaines de ses irrégularités, tout en créant une transition plus douce dans la partie supérieure de la poitrine.
Quelle taille d’implant choisir ?
Il n’existe pas de volume idéal universel. Le choix dépend notamment de la largeur de la poitrine, des tissus existants, des proportions de la patiente et du résultat recherché.


Cabinet : 81 avenue Winston Churchill, 1180 Bruxelles



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